Un travail digne à l'ère numérique
Avi Lewis pour chef du NPD

Parmi les crises auxquelles nous sommes confronté·es aujourd'hui, peu sont aussi urgentes que la perte d'emplois équitables et sûrs. Le plan en cinq points de notre campagne offre des solutions concrètes aux problèmes auxquels font face les travailleuses et travailleurs au Canada.

Parmi les crises auxquelles nous sommes confronté·es aujourd'hui, peu sont aussi urgentes que la perte d'emplois équitables et sûrs. Nous avons assisté à une lente érosion des droits des travailleuses et travailleurs au cours des dernières décennies, et nous en sommes maintenant arrivé·es au point où travailler à temps plein ne suffit plus pour gagner sa vie, à condition d'avoir la chance d'avoir un emploi.

Les emplois à temps plein avec avantages sociaux et retraite sont remplacés par des emplois temporaires, contractuels ou à temps partiel. Grâce à des lacunes juridiques, les travailleurs et travailleuses à la demande et les travailleuses et travailleurs migrants se retrouvent sans protection de base. Les changements technologiques rapides, en particulier l'IA générative, transforment les industries plus rapidement que les lois du travail ne s'adaptent, laissant les travailleurs et travailleuses sans les droits, la formation ou le pouvoir de négociation nécessaire. Et notre système d'assurance-emploi défaillant n'intervient pas assez rapidement, ne vous rémunère pas suffisamment et ne dure pas assez longtemps.

Le plan en cinq points de notre campagne pour le travail digne à l'ère numérique offre des solutions concrètes aux problèmes anciens et nouveaux auxquels sont confronté·es les travailleuses et les travailleurs au Canada : il s'agit d'une feuille de route visant à donner aux travailleurs et travailleuses plus de pouvoir, de sécurité et de contrôle sur leur vie :

  1. Démocratie au travail et droit de grève
  2. Notre politique d'IA axée sur l'humain
  3. Défendre les droits des travailleurs et travailleuses
  4. Une assurance-emploi digne de son nom
  5. Justice pour les travailleurs et travailleuses migrants, les immigrant·es et les réfugié·es

Notre plan consiste à tenir tête aux patrons et à veiller à ce que chaque travailleur ou travailleuse, quel que soit son secteur d'activité ou son statut d'immigrant·e, soit traité·e avec le respect et la dignité méritée.

Démocratie au travail et droit de grève

Étendre la démocratie au lieu de travail signifie faciliter l'adhésion des travailleuses et travailleurs aux syndicats, leur donner une voix et une protection au travail et défendre le droit de grève que le gouvernement fédéral actuel a bafoué à plusieurs reprises ces dernières années.

Cela signifie également développer la propriété des travailleurs et travailleuses au Canada. Nous savons que ce modèle fonctionne. La corporation Mondragón est une fédération de plus de 90 coopératives de travail qui emploie plus de 80 000 personnes dans les secteurs de la fabrication, de la finance et de la vente au détail au Pays basque espagnol, et qui prouve sa compétitivité mondiale sous le régime de la propriété des travailleurs et travailleuses.

Cela est particulièrement important étant donné que les travailleuses et travailleurs sont à la merci des grandes entreprises. En décembre 2025, à l'usine CAMI d'Ingersoll, General Motors a arrêté la production de fourgonnettes électriques et licencié 1 100 travailleurs et travailleuses. Et juste avant Noël cette année, Algoma Steel, à Sault Ste Marie, a annoncé 1 000 licenciements, après avoir reçu des centaines de millions de dollars d'aides publiques aux entreprises.

Le gouvernement fédéral agit comme s'il était impuissant face à ces licenciements et ces fermetures, mais ce n'est pas le cas. Nous ne pouvons pas permettre que les travailleuses et travailleurs, leurs familles et des communautés entières soient jeté·es à la poubelle par des PDG qui connaissent le prix de tout et la valeur de rien.

Voici comment un NPD dirigé par Avi démocratiserait le lieu de travail et sauverait les usines de la fermeture :

  • Créer un fonds national d'actionnariat de travail pour aider les employé·es à racheter les entreprises lorsque les propriétaires prennent leur retraite, vendent l'entreprise ou déménagent.
  • Adopter une loi sur le droit de premier refus donnant aux travailleurs et travailleuses la priorité d'achat sur toute entreprise pour laquelle iels travaillent lorsque leur patron·ne s'en va.
  • Fournir un financement à faible taux d'intérêt et un soutien technique aux coopératives de travail, en particulier dans les secteurs de la fabrication, de la technologie et des services.

Afin de renforcer davantage la démocratie au travail, nous faciliterons la création de syndicats par les travailleuses et travailleurs et la défense du droit de grève. Voici comment :

  • Adopter le projet de loi de Leah Gazan visant à abroger l'article 107 du Code canadien du travail, qui viole notre droit constitutionnel de grève et interfère avec le processus de négociation.
  • Élargir la négociation sectorielle. La négociation sectorielle peut faciliter l'adhésion à un syndicat pour les travailleuses et travailleurs précaires, améliorer les normes sur le lieu de travail et accroître le pouvoir collectif.
  • Réintroduire la certification syndicale en une seule étape. Si une majorité simple des travailleurs et travailleuses d'un lieu de travail signe une carte syndicale, cela suffira pour certifier un syndicat, comme c'est le cas au Manitoba.
  • Pas de soutien fédéral sans normes du travail décentes. Le soutien fédéral aux grands projets sera conditionnel à l'application de normes du travail décentes, notamment l'adhésion à un syndicat, des programmes de sécurité obligatoires et la formation en apprentissage.

Notre politique en matière d'IA axée sur l'humain

Notre campagne politique et notre action gouvernementale visent à créer des emplois de qualité et à améliorer la santé et le bien-être des Canadien·nes.

Dans la mesure où l'utilisation à petite échelle d'outils d'apprentissage automatique peut contribuer à la réalisation de ces objectifs, en aidant les chercheur·euses en santé à analyser leurs propres données ou les technicien·nes solaires à suivre la course du soleil tout au long de la journée, nous soutiendrons ces initiatives.

Le problème : le terme intelligence artificielle est un terme générique utilisé pour effacer la distinction entre les utilisations à petite échelle et utiles au public de l'apprentissage automatique (par exemple, la recherche sur le cancer) et les produits d'entreprise valant plusieurs milliards de dollars comme les grands modèles linguistiques (LLM), qui sont de plus en plus omniprésents dans notre vie privée, dans les écoles et au sein du gouvernement.

Notre position sur les produits d'IA générative des entreprises est la suivante :

  • Ils ont été développés grâce au vol de données privées et de propriété intellectuelle et créative (y compris celle de millions de Canadien·nes) ;
  • Les dépenses incontrôlées de l'industrie ont créé une dangereuse bulle boursière, générant environ 80% des gains boursiers américains l'année dernière et menaçant la sécurité économique des Canadien·nes et des institutions canadiennes qui y ont investi ;
  • Le succès de l'IA des entreprises repose sur le chômage de masse au Canada et dans le monde entier : pour éviter l'éclatement de la bulle, les produits d'IA doivent offrir une productivité plus élevée, ce qui revient à remplacer rapidement des millions d'emplois rémunérés.
  • Le développement rapide et incontrôlé d'infrastructures d'IA à grande échelle, comme les centres de données, menace la qualité de l'air et l'accès à l'eau potable dans nos communautés ; la consommation énergétique massive de ces centres de données est compensée par une augmentation de la production de combustibles fossiles, ce qui augmente les émissions et menace la transition vers les énergies propres.

De plus, le gouvernement libéral se trouve dans une situation de conflit d'intérêts majeur concernant l'IA en raison des investissements et des options sur actions du premier ministre Mark Carney dans ce secteur.

Le premier ministre détient des options d'actions à long terme qui ne peuvent être vendues dans son ancienne entreprise, Brookfield Corporation et Brookfield Asset Management, qui a récemment lancé un programme d'infrastructure d'IA de 100 milliards de dollars américains. Ainsi, les politiques du gouvernement libéral visant à stimuler l'IA dans les entreprises au Canada profiteront financièrement au premier ministre grâce à ses liens de longue date avec Brookfield – un conflit d'intérêts flagrant qui doit cesser.

Un NPD dirigé par Avi s'engagerait à :

  • Garantir l'accès à un être humain lorsque vous appelez toute agence fédérale. Si vous avez besoin de parler à un être humain au téléphone pour accéder aux services fédéraux au Canada, vous pourrez le faire. Nous croyons en l'excellence de la fonction publique, ce qui signifie que vous devez pouvoir accéder de manière digne, professionnelle et humaine aux services que vous financez et que vous avez le droit d'utiliser.
  • Pas d'austérité au prétexte de l'IA. S'opposer à toute tentative de remplacer les fonctionnaires par des robots conversationnels. Annuler les 40 000 suppressions d'emplois dans la fonction publique décidées par Carney.
  • Suspendre l'expansion des centres de données d'IA au Canada. Les Américain·es se révoltent ouvertement contre l'expansion incontrôlée des centres de données d'IA qui polluent leur air, font grimper leurs coûts énergétiques locaux et menacent leur accès à l'eau potable. Nous ne pouvons pas laisser cela se produire au Canada. Nos priorités absolues sont la production d'énergie pour la santé et le bien-être humains (par exemple, le chauffage et la climatisation) et la protection de nos ressources limitées en eau potable pour la consommation humaine, l'agriculture et la pêche. Une suspension de l'expansion des centres de données est une occasion dont nos systèmes gouvernementaux et réglementaires ont bien besoin pour rattraper leur retard sur cette technologie transformatrice qui a été mise en œuvre sans aucun débat démocratique. Dans cet esprit, nous soutenons avec enthousiasme l'initiative de la société civile « consultation populaire » en faveur d'une stratégie nationale en matière d'IA qui soit véritablement dans l'intérêt public.
  • Mettre fin à la pratique « mauvaises données, mauvais résultats ». Veiller à ce que la prise de décision dans le secteur public au Canada continue d'être guidée par des données de recherche de classe mondiale, plutôt que par de vastes ensembles de données aspirés sans consentement par l'IA.
  • Pas d'IA générative dans les publications gouvernementales. La rédaction, la photographie et la conception graphique du gouvernement fédéral seront réalisées par et pour des humains.
  • Mettre fin aux conflits d'intérêts liés à l'IA dans le secteur public. Nous veillerons à ce que les fonctionnaires ne détiennent pas d'investissements dans les industries qu'ils et elles réglementent, y compris l'IA d'entreprise. Les Canadien·nes attendent de leur gouvernement qu'il soit exempt de conflits d'intérêts financiers : il est tout à fait logique de ne pas détenir d'actions dans les industries que l'on supervise.
  • Réglementer les outils d'IA. Les robots conversationnels et autres outils d'IA doivent régulièrement rappeler/indiquer qu'ils sont des robots, à l'instar des avertissements sur les paquets de tabac.

Défendre les droits des travailleurs et travailleuses

Les artistes, journalistes, musicien·nes, écrivain·es et cinéastes canadien·nes sont exploités par des entreprises technologiques pesant plusieurs milliards de dollars qui tirent profit de leur travail créatif tout en les rémunérant très peu, voire pas du tout. Parallèlement, les travailleuses et travailleurs indépendant·es canadien·nes livrent des repas et conduisent des passagers dans des conditions de travail précaires, pour un salaire modique et sans aucune protection.

La vision d'Avi est celle d'une économie numérique où le travail est respecté, les créateurs·trices protégé·es et où notre travail collectif contribue à bâtir un avenir sûr et durable.

Un NPD dirigé par Avi s'engagerait à :

  • Soutenir les travailleurs et travailleuses à la demande et les travailleuses et travailleurs du secteur technologique. Garantir la protection du travail, le droit à la négociation collective et des salaires équitables pour les créateurs·trices, les travailleurs et travailleuses des plateformes et du numérique. Cela inclut la protection des contrats de travail à la demande sur les plateformes et du travail numérique à distance. Nous nous battrons pour introduire des normes minimales applicables en matière de rémunération, d'avantages sociaux et de sécurité au travail dans le cadre du travail en ligne et sur des applications, et pour mettre fin à la classification erronée des travailleurs et travailleuses à la tâche comme « entrepreneur·es indépendant·es » plutôt que comme employé·es.
  • Moderniser le droit d'auteur·trices pour les droits des travailleurs et travailleuses. Élaborer une charte du droit d'auteur·trices du XXIe siècle qui garantisse une rémunération équitable, fasse respecter les droits des auteurs·trices et modernise l'octroi de licences pour les plateformes numériques au Canada. Lutter pour que les créateurs·trices conservent le contrôle sur les œuvres dérivées, reçoivent des redevances continues pour la formation en IA et la distribution numérique auxquelles ils et elles consentent, et bénéficient d'un soutien juridique pour défendre leurs droits.
  • Limiter la surveillance numérique et instaurer le droit à la réparation. Les employeurs utilisent de plus en plus les technologies de surveillance basées sur l'IA pour surveiller leurs employé·es dans presque tous les secteurs, des banques à l'agriculture en passant par les emplois de bureau. Cette surveillance peut avoir un impact sur les salaires, la sécurité de l'emploi, les conditions de travail et l'équité en matière d'emploi. Parallèlement, les appareils électroniques grand public génèrent des déchets et des coûts en raison de leur obsolescence programmée, tandis que les agriculteurs ne peuvent même pas réparer un tracteur sans payer des frais élevés à des entreprises lointaines pour actionner un interrupteur et désactiver un verrou numérique. La législation doit rattraper le développement technologique en établissant des lois qui définissent les droits des travailleuses et travailleurs, régissent les données pouvant être collectées par les employeurs et déterminent comment ces données peuvent être utilisées. Une loi sur le droit à la réparation pourrait donner naissance à un tout nouveau secteur d'activité dans le domaine de l'impression 3D de pièces détachées et des centres de réparation, tout en permettant aux consommateurs·trices de faire des économies et en évitant que les déchets électroniques ne finissent dans les décharges.
  • Transparence et consentement en matière d'IA. Exiger des entreprises canadiennes qu'elles divulguent publiquement les ensembles de données utilisés pour l'entraînement de l'IA et qu'elles obtiennent le consentement explicite de tous les créateurs·trices dont le travail est utilisé. Le refus de consentir doit interdire l'utilisation, et des audits indépendants vérifieront la conformité, avec des sanctions en cas de violation. Les employeurs ne seront pas autorisés à prétendre que les systèmes d'IA possèdent l'expertise détenue par des professionnels agréés.

Cette vision s'étend également aux fonctionnaires fédéraux qui fournissent les programmes et services dont dépendent les Canadien·nes dans tout le pays. Ils et elles accomplissent ce travail essentiel chaque jour tout en étant diabolisé·es par les conservateurs d'une part, et confronté·es à 40 000 suppressions d'emplois par les libéraux de Carney d'autre part. Nous respecterons leurs droits au travail en :

  • Soutenant les modalités de télétravail afin d'offrir de la flexibilité aux travailleuses et travailleurs ainsi qu'à leurs familles, et d'aider à recruter et à retenir les meilleur·es candidat·es à la fonction publique ; et,
  • Mettant pleinement en œuvre l'équité salariale, notamment en investissant dans le Bureau du commissaire à l'équité salariale afin de faire respecter la conformité et de résoudre les différends.

Une assurance-emploi digne de son nom

Un programme d'assurance-emploi robuste ne se limite pas au remplacement du salaire. L'assurance-emploi offre un filet de sécurité sociale et donne aux travailleuses et travailleurs le pouvoir d'exercer leurs droits. Si une travailleuse ou un travailleur est victime d'exploitation, de conditions de travail dangereuses ou de licenciements, il ou elle ne devrait pas avoir à s'inquiéter de la satisfaction de ses besoins fondamentaux.

À l'heure actuelle, seule une personne au chômage sur trois peut bénéficier de l'assurance-emploi à laquelle elle ou il cotise. Les travailleuses et travailleurs sont jugés inadmissibles pour des raisons telles que leur statut d'immigrant·e ou le fait qu'ils et elles n'ont pas atteint le nombre minimum d'heures travaillées. Cela pose un défi particulier pour les travailleurs et travailleuses occasionnel·les, autonomes, ou à temps partiel.

C'est pourquoi il est essentiel que nous élargissions l'admissibilité afin de rendre l'assurance-emploi accessible et universelle. Tout·e travailleuse ou travailleur peut se retrouver au chômage, quel que soit le taux de chômage local. Un seuil d'admissibilité uniforme de 360 heures pour accéder à l'assurance-emploi pour tous·tes les travailleurs et travailleuses, quel que soit leur lieu de travail, contribuerait à résoudre cette inégalité.

En outre, un NPD dirigé par Avi fera pression pour que les changements suivants soient apportés à l'assurance-emploi :

  • Améliorer l'adéquation des prestations d'assurance-emploi pour tous·tes les travailleuses et travailleurs. Nous traversons une crise du coût de la vie, et l'assurance-emploi doit fournir des prestations suffisantes pour éviter que les travailleurs et travailleuses ne tombent dans la pauvreté. Sous la direction d'Avi, nous assisterions à une augmentation des prestations d'assurance-emploi à 75 % des revenus antérieurs, avec une prestation minimale de 600 dollars par semaine. Nos réformes garantiraient également aux travailleuses et travailleurs migrant·es qui cotisent à l'assurance-emploi un accès complet à cette dernière.
  • Supprimer la limite de 50 semaines pour les prestations parentales et régulières combinées et prolonger la période de référence et la période de prestations à 104 semaines afin que les nouveaux parents ne se voient pas refuser les prestations régulières d'assurance-emploi s'ils ou elles sont licencié·es. La limite actuelle de 50 semaines signifie que les travailleurs et travailleuses qui font face à un licenciement avant ou après un congé parental (ce qui touche particulièrement les femmes) peuvent se voir refuser les prestations d'assurance-emploi.
  • Rétablir la Commission d'appel de l'assurance-emploi. Le NPD d'Avi veillerait à ce que le gouvernement libéral tienne sa promesse de rétablir cette commission, qui comprend des représentants des travailleuses et travailleurs, afin qu'ils et elles puissent avoir accès aux recours en matière d'assurance-emploi.

Justice pour les travailleuses et travailleurs migrants, les immigrant·es et les réfugié·es

Les migrant·es travaillent dans nos hôpitaux, récoltent nos aliments et s'occupent de nos enfants et de nos aînés. Sans eux et elles, les services essentiels s'effondreraient. Pourtant, au lieu d'accorder à ces travailleuses et travailleurs les droits et la stabilité dont bénéficiaient nos parents et nos grands-parents lorsqu'ils et elles sont arrivés ici avec un permis de séjour permanent ou la citoyenneté, les libéraux et les conservateurs ont modifié le système, faisant venir davantage de personnes avec des visas temporaires et moins de droits.

Puis, après la COVID, alors que le logement est devenu encore moins abordable et que les inégalités se sont accrues, les deux partis ont décidé de blâmer les immigrant·es et les migrant·es au lieu de pointer du doigt les entreprises qui accumulent la richesse. Les libéraux ont modifié les règles d'immigration du jour au lendemain, rompant ainsi leurs promesses envers les personnes qui avaient planifié leur vie et investi des dizaines de milliers de dollars pour s'installer au Canada. En conséquence, des milliers de personnes sont contraintes de partir chaque jour. Les employeurs perdent des travailleurs et travailleuses. Les communautés perdent des voisin·es. Les citoyen·nes canadien·nes attendent des années pour retrouver leur conjoint·e et leurs parents.

Mais cela ne doit pas nécessairement être ainsi. Nous pouvons offrir aux gens la stabilité dont ils et elles ont besoin. Nous pouvons mettre fin à l'exploitation engendrée par l'immigration temporaire. Nous pouvons bâtir un pays où tous·tes les citoyen·nes profitent des mêmes droits.

Plusieurs d'entre nous sont confrontés à des logements inabordables, à des prix alimentaires impossibles et à des services qui ne répondent pas à nos besoins. Le problème n'est pas le nombre trop élevé d'immigrant·es. Le problème réside dans un système conçu pour générer des profits pour les entreprises plutôt que pour bâtir un pays qui fonctionne pour nous tous·tes.

Voici notre plan :

  • Cesser de rompre nos promesses. Nous cesserons de modifier les règles en cours de route, ce qui pénalise les gens, et nous permettrons aux personnes de renouveler et d'obtenir des permis conformément aux règles en vigueur au moment de leur arrivée. Annuler les coupes budgétaires du gouvernement Carney et embaucher 3 000 fonctionnaires chargés de l'immigration afin de traiter plus d'un million de demandes en attente et de réunir les familles dès maintenant, et non dans plusieurs décennies.
  • Mettre fin à l'exploitation en supprimant les restrictions liées aux permis de travail qui confèrent aux employeurs un pouvoir extrême sur les travailleuses et travailleurs ainsi qu'un contrôle sur leurs vies. Supprimer les permis liés à un seul employeur ou les restrictions basées sur le secteur, les heures, la profession ou la catégorie. Mettre en place un système d'immigration à un seul niveau avec un statut de résident permanent pour tous·tes et des droits égaux dès le premier jour. Créer et appliquer de véritables normes de logement pour les travailleurs et travailleuses migrant·es : eau potable, serrures aux portes, climatisation pendant les vagues de chaleur. Mettre fin aux logements exigus, dangereux et hors de prix. Signer les conventions de l'ONU et de l'OIT protégeant les droits des travailleuses et travailleurs migrants et faire en sorte que le Canada respecte le droit international en matière de protection des travailleurs et travailleuses.
  • Protéger notre humanité commune en mettant fin à l'accord Canada-États-Unis sur les tiers pays sûrs, car les États-Unis ne sont pas un pays sûr pour les réfugié·es ; établir un Plan national pour l'asile dans la dignité, un réseau de centres d'accueil dotés d'un financement réel pour les refuges et les logements afin que les réfugié·es ne soient pas contraint·es de dormir dans nos rues ; doubler le nombre de réfugié·es pris en charge par le gouvernement afin de respecter les engagements humanitaires du Canada au lieu d'abandonner les personnes qui fuient la guerre et la violence.

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